Affaire ONA : la défense accuse le juge Loubens Élysée de partialité et de déni de justice

Après environ seize mois d’instruction du dossier impliquant l’ex-directeur général de l’ONA, Jemley Marc Jean-Baptiste, le juge Loubens Élysée a auditionné, mercredi, deux membres du comité de crédit de l’institution, avant de les renvoyer chez eux.

De gauche à droite, L’ex-DG de l’ONA Jemley Marc Jean-Baptiste et le juge Loubens Élysée

Les avocats de la défense dénoncent un déni de justice, un abus de pouvoir et un conflit d’intérêts qu’ils imputent au magistrat en charge du dossier et demandent au Doyen Bernard Saint-Vil d’intervenir. Selon eux, après plus d’un an d’instruction, le juge Loubens fait passer de manière volontaire le temps, afin que leur client passe plus de temps derrière les barreaux. Ils affirment que le juge serait dans l’incapacité de rendre son ordonnance dans le respect des exigences légales, en raison d’un manque de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.

La défense estime que ces manquements entachent la procédure et traduisent une dérive judiciaire. Elle évoque une situation assimilable à un déni de justice, aggravé par un abus de pouvoir, ainsi qu’un conflit d’intérêts susceptible de compromettre la régularité du dossier.

En conséquence, une action en prise à partie a été engagée contre le juge, afin de faire constater les irrégularités dénoncées, notamment une volonté présumée de blocage du dossier et une conduite jugée partiale de l’instruction.

Publications similaires

Laisser un commentaire