Affaire ONA : le juge Loubens Élysée au cœur de graves contestations sur la régularité de l’instruction
Procédure hors délais, actes contestés et décisions à géométrie variable : l’instruction visant l’ex-directeur général de l’ONA, Jemley Marc Jean-Baptiste, met en cause la gestion du dossier par le juge Lounbens Élysée. La défense dénonce une série d’irrégularités qui jettent un doute sérieux sur la crédibilité de la procédure.
Le juge Lounbens Élysée se retrouve au centre d’une affaire qui soulève de sérieuses interrogations sur la conduite de l’instruction visant l’ex-directeur général de l’ONA, Jemley Marc Jean-Baptiste. Au cœur de la polémique : des actes posés en dehors des délais légaux et une procédure que la défense dénonce comme profondément irrégulière.
Selon les éléments du dossier, le parquet de Port-au-Prince a transmis à deux reprises des supplétifs d’informer au magistrat instructeur, alors même que le délai d’instruction était déjà expiré. Une démarche jugée pour le moins troublante.

Le 15 avril 2026, un premier supplétif est adressé au juge, après près de cinq mois d’enquête. Une enquête que les avocats qualifient sans détour de « bâclée » et « incomplète ». Pourtant, dès le 6 août 2025, une évaluation sollicitée par le parquet portait déjà sur une propriété acquise par l’ONA au profit de Jacques Lauture, à Vivy Mitchell.
Malgré ces éléments, un second supplétif vient relancer une instruction déjà fragilisée, accentuant les doutes sur la régularité de la procédure.
Dans ce climat de controverse, la notaire Dina Seide obtient une ordonnance de main levée et retrouve la liberté. À l’opposé, Jemley Marc Jean-Baptiste reste incarcéré, une décision que sa défense juge incohérente et symptomatique d’un traitement inéquitable.
Ses avocats rappellent qu’aucun prêt n’aurait pu être accordé sans l’aval du comité de crédit, sans validation notariale, ni sans les contrôles de conformité de la Direction des affaires juridiques de l’ONA.
Entre dépassement des délais légaux, relances judiciaires contestées et décisions perçues comme contradictoires, ce dossier alimente de plus en plus les soupçons sur la régularité et l’impartialité de l’instruction.
