38 mois après l’assassinat de Jovenel Moïse, sa veuve Martine Moïse continue de réclamer justice.

Dans un message empli de tristesse publié sur son compte X samedi 7 septembre 2024, dâte marquant le 38ème mois de l’assassinat du feu Président Jovenel Moïse, Martine Moïse, veuve du défunt, a jeté une lumière crue sur la souffrance inextinguible qui hante Haïti. «La souffrance ne fait que grandir. Je regarde, impuissante, notre nation sombrer dans le chaos, tout ce que nous aimions s’effondrer», a-t-elle écrit.

Reflétant l’impuissance collective d’un pays où la justice semble s’être effondrée sous le poids de l’inaction et de la corruption. Trois ans après ce meurtre odieux, Haïti est toujours en deuil, non seulement d’un président assassiné, mais aussi d’une justice enterrée avec lui.

Dans les ruelles dévastées de Port-au-Prince comme dans les montagnes silencieuses du pays, le même cri résonne: Quand justice sera rendue à l’ancien président Jovenel Moïse?

Le silence de l’état haïtien est plus qu’assourdissant, il est aussi complice? En 38 mois, aucune avancée significative n’a été faite pour traduire en justice les auteurs et les commanditaires de cet acte barbare. Cet assassinat, perpétré dans l’intimité de la résidence présidentielle de Pèlerin, aurait dû déclencher une tempête judiciaire et politique, un appel unanime à la justice. Pourtant, c’est l’immobilisme qui a prévalu.

En restant muettes face à ce crime, les autorités haïtiennes ont laissé un message terrifiant à leurs citoyens: la vie d’un président, et par extension celle de tout citoyen, ne vaut rien dans un pays gangrené par l’impunité. L’État haïtien a failli non seulement envers la famille Moïse, mais aussi envers chaque Haïtien qui croit encore en la justice.

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