
Ted Saint-Dic, l’un des signataires de l’accord Montana, a récemment exprimé ses inquiétudes quant à l’évolution de la transition politique en Haïti, qu’il considère comme étant sur le point de se solder par un échec total. Intervenant sur les ondes de Radio Caraïbes, il a affirmé que cette impasse est principalement due à la violation de l’accord du 3 avril par les conseillers présidentiels en place depuis leur nomination.
Selon Saint-Dic, la corruption est devenue endémique au sein de cette transition, avec des dépenses considérables allouées aux conseillers. Il a notamment évoqué que chaque conseiller présidentiel toucherait environ 5 millions de gourdes par mois, prétendument pour des services de renseignement, une somme jugée excessive et qui soulève des questions quant à l’utilisation des fonds publics.
Les propos de Ted Saint-Dic s’inscrivent dans un climat de méfiance et de frustration croissants envers le processus de transition, que de nombreux citoyens haïtiens et observateurs considèrent de plus en plus comme inefficace et miné par des intérêts personnels.
Ces critiques mettent en lumière les défis et les obstacles qui freinent la stabilité et la réforme politique en Haïti, laissant planer le doute sur l’aboutissement de cette transition.
