
Le vendredi 9 août, lors de l’émission « JE NAN JE » sur les ondes de Radio-Télé Galaxie, Joseph Montès, coordonnateur national du Front Unifié des Transporteurs d’Haïti (FUTRAH), a dénoncé le comportement criminel du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et du gouvernement de Gary Conille face à la dégradation du climat d’insécurité et le manque de volonté à organiser des élections générales dans le pays afin de mettre le pays sur la voie constitutionnel. Son intervention, résonnant comme un cri du cœur, met en lumière une situation que de nombreux Haïtiens perçoivent comme une trahison monumentale.
Montès a exprimé un scepticisme profond quant à la crédibilité des élections prévues pour la fin de l’année prochaine, destinées à doter le pays de nouvelles autorités constitutionnellement élues. En se référant à l’accord du 3 avril, qui définit le mandat du CPT et du gouvernement, il dénonce ce qu’il considère comme une manipulation flagrante des discours et actions du pouvoir en place, visant à installer un conseil électoral provisoire (CEP). Il se demande si une élection véritablement démocratique peut être organisée dans un pays actuellement sous le contrôle de gangs armés et si les contradictions sociales entre les différents groupes haïtiens ont été résolues. Montès interroge également sur la légitimité des autorités issues de ces élections, et la base légale sur laquelle elles prêteront serment.
Selon le coordonnateur national de FUTRAH, les discours et actions actuels ne sont rien d’autre que des manœuvres politiques destinées à manipuler le peuple. Il affirme que si le CPT et le gouvernement de Dr Garry Conille étaient véritablement engagés à restaurer la voie constitutionnelle et démocratique, ils auraient déjà initié la formation des organismes chargés de rédiger une nouvelle constitution haïtienne et organisé la conférence nationale souveraine, essentielle à la résolution de la crise actuelle. La mise en place de ces mesures fondamentales semble, selon lui, être délibérément ignorée au profit d’un processus électoral douteux.
Par ailleurs , il a accusé ces dirigeants de manipuler des manœuvres de politicaillerie dans le but de prolonger leur mandat avec une désinvolture déconcertante, alors que le pays est en proie à une crise sécuritaire de plus en plus alarmante, malgré la présence de la Mission Multinationale d’Assistance à la Sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya. Selon lui, cette attitude n’est pas le fruit du hasard, mais une stratégie délibérée pour conserver le pouvoir tout en dissimulant leur incompétence derrière un écran de fumée.
Ce comportement, affirme Montès, reflète un partenariat trouble avec les États-Unis, qui profiteraient de cette crise pour préserver leurs intérêts cachés dans le sous-sol haïtien. En orchestrant cette paralysie gouvernementale, les États-Unis garantissent la préservation de leurs avantages économiques et géopolitiques, sacrifiant les espoirs et les vies des Haïtiens pour leurs propres objectifs.
Montès Joseph a également fustigé l’attitude de la communauté internationale, notamment des puissances telles que la France, le Canada, l’Angleterre, l’Allemagne et l’Espagne. D’après lui, ces pays, loin d’apporter une aide significative, choisissent délibérément de freiner le progrès d’Haïti. Leur stratégie consiste à maintenir à la tête du pays des figures corrompues, permettant ainsi de préserver leurs propres intérêts et de garder le pays sous une tutelle néocoloniale.
Il se dit consterné par la récente nomination de Derby Guerrier, détenteur d’un passeport américain, comme nouveau commandant en chef des forces armées d’Haïti. Cette nomination est présentée comme une trahison des lois haïtiennes et un affront direct aux principes de souveraineté nationale. En plaçant une figure ayant des liens évidents avec une puissance étrangère à un poste stratégique, les dirigeants actuels montrent leur mépris pour l’intégrité du pays et pour les aspirations de son peuple, poursuit-il.
Constatant l’indifférence de nos dirigeants face aux problèmes croissants du pays, le syndicaliste a lancé un appel vibrant à la résistance et exhorte le peuple haïtien à ne pas se laisser abattre par cette spirale de corruption et de manipulation. Il appelle à une mobilisation collective et invite à la résilience face à un système qui semble vouloir étouffer les aspirations de tout un peuple.
Son discours, empreint d’une urgence poignante, souligne la nécessité d’une action commune pour renverser la situation.
